Le numérique bouleverse et transforme toutes les sociétés humaines. Aucune époque dans l’histoire n’a connu de changement si radical et profond à l’échelle du monde en un temps si court. Qui aurait pu imaginer le rôle du Smartphone dans le quotidien des individus il y a seulement 20 ans ? Qui aurait pu imaginer une telle transformation dans le fonctionnement des États et de l’économie dans le même temps ? Où serons-nous dans 20 ans ? Personne n’est en mesure de le dire clairement.

La révolution numérique n’est cependant qu’un des aspects de la révolution scientifique en cours. Elle s’accompagne d’avancées majeures dans les biotechnologies, la robotique ou encore la médecine. L’ensemble de ces avancées va permettre dans les années à venir de mieux « réparer » les hommes et femmes, mais aussi, dit-on, de les « augmenter ».

Dès lors, si certains y voient la continuité de l'idée de progrès humain issue des « Lumières », d'autres redoutent le risque d’un projet démiurgique « transhumaniste » qui pourrait amener à une société à deux vitesses, opposant les « surhumains » ayant les moyens d’accéder à ces technologies et les autres.

Les questions sont nombreuses et touchent tous les pans de la société. Où fixer les limites de l’augmentation, comment permettre à tous de bénéficier des nouvelles réparations permises par ces avancées en les rendant accessibles? Nous avons un modèle à défendre, celui de la santé par la solidarité mutuelle, de l’émancipation par l’éducation, la culture et la citoyenneté.

Ce sont autant de questions que la Commission Nationale française pour l’UNESCO et qu’un acteur global de santé comme MGEN se posent. L’implication de la CNFU sur ce sujet allait de soi au regard des cinq programmes (l’éducation, les sciences exactes, naturelles, sociales et humaines, la culture, la communication et l’information) au service de la paix et de la sécurité dans le monde. Ces préoccupations sont aussi celles de MGEN, en sa qualité d’offreur de soins, promoteur de la prévention et acteur majeur de l’Economie sociale et solidaire.

Ces questionnements sont donc au cœur des travaux que mènent ensemble MGEN et la Commission Nationale Française pour l’UNESCO (CNFU). Depuis le mois de septembre, sont auditionnés des experts dans les domaines du droit, de l’éthique, de la médecine, des sciences numériques, de la culture, de la philosophie, de la politique afin d’établir un rapport MGEN-CNFU sur les enjeux liés au transhumanisme.

Face à ces enjeux de société, et à la suite de ces auditions, la MGEN et la CNFU vous donnent la parole au travers une grande consultation publique qui durera trois mois pour réfléchir sur notre société de demain. MGEN et la CNFU vous proposent des pistes de réflexion pour débattre des différents enjeux qui entourent les données, l’IA et le transhumanisme.

Les résultats de la consultation seront publiés et seront intégrés dans le rapport MGEN-CNFU sur le transhumanisme. Nous vous attendons nombreux !

 

Yves SAINT-GEOURS

Président de la Commission Nationale Française pour l'UNESCO

signature d'Yves Saint Geours

Éric CHENUT

Vice-Président Délégué du Groupe MGEN

 

signature d'Eric Chenut